ENVIRONNEMENT | Faut-il choisir un sapin naturel ou artificiel ?

Posted on 26 novembre 2012

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Noël approche et bientôt tout le monde courra avec frénésie de magasins en exploitations de conifères pour trouver pour trouver LE sapin, son « roi des forêt », qu’il fera bientôt trôner fièrement dans son salon entre la cheminée et le canapé. Objectif de cette quête du Graal du temps des fêtes : dénicher le sapin parfait, à la fois fourni, élégant, majestueux, avec des épines denses (qui ne tombent pas !) et à la taille idéale pour son chez soi. Autant dire que la tâche n’est pas facile ! Mais au fait, « Chériii ? On le prend naturel ou artificiel le sapin ? »

Polluer ou ramasser des épines, il faut choisir !

À ceux qui ne le sauraient pas encore (on vous pardonne une dernière fois), faire le choix d’un sapin artificiel nuit gravement et durablement à notre environnement. Pourquoi ? Principalement à cause de ses matériaux de fabrication. Car bien loin de la sève, ce sont bel et bien des matières plastiques à base de pétrole, du PVC et même de l’aluminium qui coulent dans les « branches » pliables de ce sapin là. On ne vous refait pas le cycle de production de ces matières premières, mais on vous rappelle néanmoins que leur production est, non seulement extrêmement coûteuse, mais surtout, responsable d’un taux d’émission de gaz à effet de serre particulièrement élevé (1). Enfin, sachez que si votre arbre prend feu entre le foie gras et la dinde aux marrons, sa combustion dégagera des vapeurs hautement toxiques… Qu’est-ce qu’on disait déjà ? Ah, oui! Joyeux Noël !

Face à ça, on retrouve notre bon vieux sapin naturel. Que vous ayez été le cueillir dans un bois derrière chez vous, ou l’acheter chez un exploitant ou en jardinerie (dans ce cas il est provient d’une exploitation spécialisée et ne génère aucune déforestation), ce sapin aura eu le mérite premier de favoriser la stabilité des sols et de conserver l’habitat naturel d’animaux sauvage. Tout au long de son cycle de vie, votre arbre de Noël aura également permis la transformation du CO2 en oxygène agissant ainsi comme « poumon de notre planète ». Enfin, une fois déshabillé de ses guirlandes et autres boules de Noël, il sera entièrement recyclable et utilisable en compost, ce qui est totalement impossible pour son confrère artificiel.

Et dans la réalité, ça donne quoi ?

Dans la réalité, les comportements et habitudes des consommateurs varient selon les pays. Ainsi, en Amérique du Nord et plus particulièrement au Canada, les chiffres constatés par Statistique Canada (2) montrent une large préférence pour les arbres artificiels, principalement venus de Chine, et dont les importations ont progressé de 30% environ en 10 ans. Bien que le pays reste un grand exportateur d’arbres naturels, principalement vers les Étas-Unis, leurs ventes ont chuté de 22% sur la même période.

En France au contraire, environ 5,5 millions de sapins naturels sont vendus chaque année, contre 1 million seulement pour les artificiels (3). S’il faut sans doute y voir une différence culturelle de consommation, on notera la bonne volonté hexagonale en terme de recyclage : en effet, plusieurs magasins proposent à leurs clients un bon d’achat pour tout sapin naturel acheté sur place et rapporté après les fêtes pour être recyclé. On dit bravo !

(1) 8,1 kg/an pour un sapin artificiel contre 3,1 kg/an pour un sapin naturel (source: Ellipsos, cabinet d’études canadien)
(2) « Les arbres de Noël… en chiffres », Statistique Canada, Division du commerce international (Octobre 2012)
(3) Source: Le Planetoscope
http://www.noel-vert.com/sapins-naturels.php
 
 
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