Planetosope: Les chiffres fous de la planète et du Web en temps réel

Posted on 5 octobre 2011

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Le Planetoscope: pour qui ? Pourquoi ?

« Le Planetoscope permet de mesurer les ordres de grandeurs essentiels du développement durable et de l’écologie, rapportés à la seconde »1

Depuis le 17 septembre 2008, le site http://www.planetoscope.com présente plusieurs milliers de compteurs traitant d’une cinquantaine de thématiques (biodiversité, consommation, énergies, transport, démographie, santé, loisirs…) accompagnées d’explications détaillées et pédagogiques, ce qui en fait un des sites de statistiques en temps réel le plus riche au monde. Si le site semble bien être le plus performant de sa génération en la matière, il est loin d’être le premier à s’aventurer sur le terrain des statistiques en temps réel. En effet avant lui, Worldometers1, le site précurseur des compteurs en temps réel et en ligne se donnait pour mission de rendre les statistiques mondiales disponibles à la plus vaste audience et dans un format qui fait réfléchir.

Par la suite, le widget Social Web Center2 se présente aux usagers comme un véritable tableau de bord du Web. Il s’agit en réalité d’un compteur multi-variables permettant d’observer en temps (semi) réel l’évolution de tous les aspects chiffrables du Web actuel, qu’il s’agisse de réseaux sociaux, de jeux vidéo, de téléphonie mobile ou des médias.

Le Planetoscope repose sur le même concept que Worldometers, mais poussé à son paroxysme. Beaucoup plus complet, le Planetoscope est une base de statistiques mondiales, européennes et françaises permettant de découvrir la planète à travers les chiffres et son écologie. 

 

1www.worldometers.info
2http://www.personalizemedia.com/the-count/

 

Le Web 2.0 de la démesure

Les premiers balbutiements de ce que l’on nomme aujourd’hui « Internet » sont apparus dès la fin des années 1970 au Etats-Unis sous la forme de la recherche par ARPA4 utilisée par le Ministère de la défense Américain. Le terme « Internet » n’apparait véritablement qu’en 1982, au moment du début de démocratisation de l’outil. Mais c’est avec l’annonce publique du World Wilde Web (le fameux « www » ) en 1991 que l’on note l’intensification des échanges et interactions au niveau mondial via Internet. La suite nous la connaissons tous et elle nous amène à constater les chiffres vertigineux visibles en temps réel grâce au planetoscope.

Nombre d’emails envoyés dans le monde en temps réel le 4 octobre 2011 à 17h46

Les années 2000 avec l’éclatement de la bulle internet et la naissance des réseaux sociaux marquent véritablement et profondément le point culminant du développement du web à l’échelle de la planète.

Symbole de l’explosion de l’Internet et du réseautage au niveau mondial, Facebook. Créé en février 2004 par Marc Zuckerberg, alors étudiant à la prestigieuse Université de Harvard, le site, inspiré des trombinoscopes scolaires, était à l’origine un réseau social fermé réservé aux étudiants de cette université, avant de devenir accessible aux autres universités américaines. Ouvert à tous depuis septembre 2006, la portée du site s’est alors répandue à-travers le monde et comptait en juillet 2010

plus de 500 millions de membres actifs.5 Permettant de publier des statuts à propos de tout et en tout temps, de publier des photos, de laisser des commentaires, d’envoyer des messages et de « liker » les publications, Facebook démultiplie de manière exponentielle les chiffres déjà démesurés du web.

Ainsi, depuis le 1er janvier 2011, se sont plus de 2 200 milliards des commentaires qui ont été déposés sur Facebook, plus de 203 milliards de messages envoyés et près de 10 milliards de photos déposées sur le réseau social.6

 Et la planète dans tout ça ?

« On ne se fait pas 500 millions d’amis sans se faire quelques ennemis »7 ni sans faire du tort à la planète. Car en effet, n’oubliant pas son lien avec le portail consoGlobe, le site du planetoscope nous pousse à voir au-delà des simples chiffres du web et à en mesurer l’impact sur l’environnement. Ainsi pose-t-il la question de savoir combien de CO2 est dégagé lors d’une simple recherche sur Google?

En se basant sur les recherches de M. Wissner-Gross, chercheur à Harvard, il apparaît qu’une requête unique sur le moteur de recherche Google produit 7 grammes de C02 du fait de l’immense quantité d’énergie consommée par les quelques 500 000 serveurs du moteur de recherche américain. Ces 7 grammes sont évidemment à multiplier par les quelques 200 millions de requêtes par jour (au minimum) tout au long de l’année. Selon le chercheur, cela représente environ autant d’énergie que ce que consomme un pays comme le Laos !

Ces petits calculs mettent en lumière le poids toujours croissant de l’industrie informatique en termes d’émission de gaz à effet de serre. La croissance de cette consommation est nette : en 2000, la part mondiale de la consommation d’électricité par l’informatique n’était que 0,6% et de 1% en 2005, soit environ 150 milliards de kW sur l’année.8 La consommation des ces installations à la base du réseau internet ne cesse de croître, au point que Google, par exemple, s’est lancé avec Intel dans la mise au point d’un nouveau standard d’alimentation permettant de réduire ce chiffre.

À quand un Internet écologique ?

1Définition du planetoscope tirée de son site internet: http://www.planetoscope.com/
4ARPA: acronyme anglais de « Advanced Research Projects Agency Network ». Premier réseau à transfert de paquets développé aux États-Unis par la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency ). Le projet fut lancé en 1969 et la première démonstration officielle date d’octobre 1972. Source: http://www.wikipedia.com
5Déclaration du fondateur de Facebook, Marc Zuckergerg sur son blog. Source: Mark Zuckerberg, 500 Million Stories.
6Source: statistiques d’après le Planetoscope à la date de 20 février 2011 à 14h52, http://www.planetoscope.com
7The Social Network, directed by David Fincher, 120 min, 2010 (USA)
8Source: site www.planetoscope.com
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