Notre mode de consommation favorable aux concombres tueurs ?

Posted on 9 juin 2011

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Après une vache résolument folle, des porcs et des volatiles grippés ou fiévreux, c’est autour des concombres de se révéler « serial-killers ».

Le suspect, un concombre d’origine espagnole accusé de transmission de la bactérie E.coli entérohémorragique (Eceh) par le biais de sa consommation. Il aurait d’ores et déjà fait vingt-cinq victimes en Allemagne et d’autres cas suspects de contamination ont été rapportés dans plusieurs pays d’Europe dont la France. Si les causes de sa contamination viennent d’être attribuées à un concombre retrouvé dans une poubelle de Magdbourg (Allemagne), une question se pose néanmoins: notre société et surtout son mode de consommation est-elle favorable à la multiplication de ces sujets dangereux?

À cet égard, les vingt dernières années écoulées tendent en effet à confirmer cette tendance. Depuis 1996 et la crise de la vache folle ont observe une nette multiplication des cas de transmission de maladies, souvent mortelles, de l’animal à l’Homme, et ce phénomène a ainsi impliqué la quasi totalité des familles d’animaux consommées par l’Homme. Chaque fois, les méthodes pratiquées pour l’élevage, l’alimentation et l’exploitation de ces animaux ont été clairement montrées du doigt. Or, ces mêmes pratiques sont largement au service d’une industrie agro-alimentaire toute puissante elle même au service d’une société de consommation aux pratiques déviantes et de plus en plus discutées. Le bétail est nourrit aux hormones, gavé d’antibiotiques, les cultures baignent dans les pesticides quand elles ne sont pas directement issues d’OGM (Organismes Génétiquement Modifiés).

Paradoxalement, bien que de plus en plus décriées, ces pratiques font sans cesse l’expérience de l’approfondissement de leur exercice grâce à une industrie toujours en quête de « plus » et de « mieux » mais s’éloignant toujours davantage proportionnellement du caractère « naturel » de ces produits de base. En développant des techniques d’exploitation à l’éthique douteuse au nom du sacro-saint « progrès industriel », l’Homme se révèle donc être finalement à l’origine de ce qui provoque sa propre perte.

Passé l’amusement à l’idée d’un « concombre tueur » il semble alors bon et urgent de nous interroger sur nos pratiques en matière d’agro-alimentaire et de réfléchir à des solutions pour les faire évoluer et ainsi mettre un terme à ces scandales pathétiques pour les êtres humains « évolués » dont nous nous réclamons.

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